Alors que de nombreuses villes s’échinent encore aujourd’hui à reconquérir leurs espaces verts, Vichy avait déjà, dès la fin du XIXe siècle, tracé sa propre « ligne verte » entre la rivière et le cœur de ville.
Conçus comme un croissant boisé en bordure de l’Allier, les parcs Napoléon III et Kennedy forment un écrin naturel continu, séparés seulement par le pont de Bellerive. Le premier, créé en 1861 grâce à la construction d’une digue sur un bras asséché de la rivière, abrite quelque 800 arbres mêlant essences autochtones — peupliers, frênes, marronniers, tilleuls — et exotiques — cèdres, séquoias, catalpas, érables venus de tous les continents. Le second, le parc Kennedy, sinue depuis 1867 le long du boulevard du même nom avec ses 337 arbres et son buste de Mme de Sévigné.
En contrebas des digues, une promenade de 1,5 km en lattes de bois, restaurée depuis 2014, longe le lac d’Allier de la Rotonde à la plage des Célestins : allées planes, aires de jeux, tables de pique-nique, terrasses de guinguettes — un parcours de plain-pied, accessible à tous, où la ville thermale révèle sa nature la plus apaisante.